
Le dollar néo-zélandais (NZD) chute vendredi, tandis que le dollar américain (USD) surperforme les autres grandes devises dans un climat d’aversion au risque, les marchés anticipant un rapport solide sur l’emploi non agricole américain (NFP) plus tard dans la journée. La paire NZD/USD a accentué ses pertes sous ses précédents creux situés dans la zone de 0,5560, pour toucher jusqu’ici un nouveau plus bas de 19 mois à 0,5539.

Les investisseurs se réfugient dans le billet vert alors que les marchés actions mondiaux plongent, sur fond de craintes que la victoire des démocrates aux élections américaines de mi-mandat n’entraîne un durcissement de la réglementation du secteur de l’intelligence artificielle et ne freine les projets de construction de nouveaux centres de données.
Dans ce contexte, les données publiées cette semaine en Nouvelle-Zélande n’ont pas réussi à soutenir le kiwi. Le taux de chômage est passé de 5,6 % au trimestre précédent à 5,7 % au troisième trimestre, alors que le marché attendait un recul à 5,5 %, les créations nettes d’emplois ayant diminué de manière inattendue.
Ces chiffres font suite à un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation des prix à la consommation au troisième trimestre. Celui-ci pourrait avoir incité la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) à laisser ses taux d’intérêt inchangés la semaine dernière, prenant les marchés par surprise et déclenchant un net retournement du NZD.
Les analystes de Rabobank observent que « malgré des signes de reprise encourageants en Nouvelle-Zélande au premier trimestre 2026, ceux-ci ont précédé les vents contraires provoqués par la guerre en Iran ». Ils soulignent que la RBNZ pourrait trouver de nouvelles raisons de s’abstenir de poursuivre le resserrement monétaire, ce qui accentuerait à terme la pression sur le kiwi.
Le dollar américain reste, à l’inverse, soutenu par le discours sur l’exceptionnalisme économique des États-Unis. La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain a dépassé le consensus du marché la semaine dernière, et les données sur l’emploi publiées ces derniers jours ont renforcé les attentes d’une bonne surprise dans le rapport d’octobre sur l’emploi non agricole, attendu plus tard dans la journée.
Les analystes d’ING estiment qu’un « chiffre de l’emploi satisfaisant aujourd’hui confirmera l’appréciation de la Fed selon laquelle le marché du travail américain est “solide” » et, par conséquent, « pourrait apporter un certain soutien aux taux à court terme et au dollar ».
Le rapport sur l’emploi non agricole présente le nombre de nouveaux emplois créés aux États-Unis au cours du mois précédent dans l’ensemble des entreprises non agricoles ; il est publié par le Bureau américain des statistiques du travail (BLS). Les variations mensuelles de l’emploi peuvent être extrêmement volatiles. Ce chiffre peut également faire l’objet de révisions importantes, susceptibles elles aussi de provoquer de la volatilité sur le marché des changes. De manière générale, un chiffre élevé est considéré comme favorable au dollar américain (USD), tandis qu’un chiffre faible est jugé défavorable. Les révisions des mois précédents et le taux de chômage sont toutefois aussi importants que le chiffre principal. La réaction du marché dépend donc de son appréciation de l’ensemble des données contenues dans le rapport du BLS.
En savoir plus.Prochaine publication : Ven. 6 novembre 2026 à 13:30
Fréquence : Mensuelle
Consensus : 65 k
Valeur précédente : 29 k
Source :Bureau des statistiques du travail des États-Unis
Le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis est considéré comme l’indicateur économique le plus important pour les traders sur le marché des changes. Publiée le premier vendredi suivant le mois de référence, la variation du nombre d’emplois est étroitement corrélée à la performance globale de l’économie et fait l’objet d’un suivi par les responsables de la politique économique. Le plein emploi figure parmi les objectifs de la Réserve fédérale, qui tient compte de l’évolution du marché du travail pour définir sa politique, ce qui influe sur les devises. Bien que plusieurs indicateurs avancés contribuent à l’élaboration des estimations, les chiffres de l’emploi non agricole (Nonfarm Payrolls) ont tendance à surprendre les marchés et à provoquer une forte volatilité. Des chiffres supérieurs au consensus tendent à soutenir le dollar américain (USD).
Le taux de chômage, publié par le Bureau américain des statistiques du travail (BLS), correspond au pourcentage de la population active civile totale qui n’occupe pas d’emploi rémunéré, mais en recherche activement un. Ce taux est généralement plus élevé dans les économies en récession que dans celles en croissance. En règle générale, une baisse du taux de chômage est considérée comme favorable au dollar américain (USD), tandis qu’une hausse est perçue comme défavorable. Cela dit, ce chiffre ne suffit généralement pas, à lui seul, à déterminer le sens du prochain mouvement du marché, car celui-ci dépendra également du chiffre global de l’emploi non agricole et des autres données figurant dans le rapport du BLS.
En savoir plus.Prochaine publication : Ven. 6 nov. 2026 à 13:30
Fréquence : Mensuelle
Consensus : 4,2 %
Précédent : 4,2 %
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