
Voici ce qu’il faut savoir ce mardi 3 novembre :
Les marchés financiers restent prudents en ce début de journée de mardi, l’attention demeurant tournée vers les élections de mi-mandat aux États-Unis. Dans la seconde partie de la journée, le calendrier économique comprendra les commandes à l’industrie de septembre et les données de l’enquête JOLTS sur les offres d’emploi aux États-Unis.
Le dollar américain (USD) a entamé la semaine sous une légère pression baissière et l’indice du dollar a touché son plus bas niveau depuis un mois, près de 101,40, durant la séance européenne de lundi. Plus tard dans la journée, l’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier de l’Institute for Supply Management (ISM), supérieur aux attentes, a aidé le dollar à limiter ses pertes. Par ailleurs, le repli des principaux indices de Wall Street a également soutenu l’indice du dollar, qui a réussi à effacer une grande partie de ses pertes journalières pour clôturer en très légère baisse. En ce début de journée de mardi, l’indice du dollar évolue sans direction dans une fourchette étroite au-dessus de 101,70, tandis que les contrats à terme sur les indices boursiers américains perdent entre 0,1 % et 0,5 %.

Le tableau ci-dessous présente la variation en pourcentage du dollar américain (USD) face aux principales devises indiquées cette semaine. Le dollar américain a enregistré sa plus faible performance face au franc suisse.
| USD | EUR | GBP | JPY | CAD | AUD | NZD | CHF | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| USD | -0,27 % | -0,14 % | 0,24 % | 0,02 % | 0,72 % | 0,11 % | -0,67 % | |
| EUR | 0,27 % | 0,11 % | 0,46 % | 0,27 % | 0,91 % | 0,35 % | -0,42 % | |
| GBP | 0,14 % | -0,11 % | 0,19 % | 0,18 % | 0,81 % | 0,23 % | -0,53 % | |
| JPY | -0,24 % | -0,46 % | -0,19 % | -0,17 % | 0,49 % | -0,19 % | -0,98 % | |
| CAD | -0,02 % | -0,27 % | -0,18 % | 0,17 % | 0,68 % | -0,02 % | -0,70 % | |
| AUD | -0,72 % | -0,91 % | -0,81 % | -0,49 % | -0,68 % | -0,55 % | -1,32 % | |
| NZD | -0,11 % | -0,35 % | -0,23 % | 0,19 % | 0,02 % | 0,55 % | -0,83 % | |
| CHF | 0,67 % | 0,42 % | 0,53 % | 0,98 % | 0,70 % | 1,32 % | 0,83 % |
La carte thermique présente les variations en pourcentage des principales devises les unes par rapport aux autres. La devise de base est sélectionnée dans la colonne de gauche, tandis que la devise de cotation est sélectionnée dans la ligne du haut. Par exemple, si vous choisissez le dollar américain dans la colonne de gauche et suivez la ligne horizontale jusqu’au yen japonais, la variation en pourcentage affichée dans la case correspondra à la paire USD (devise de base)/JPY (devise de cotation).
Norman Liebke, de Commerzbank, souligne que les élections de mi-mandat aux États-Unis « se déroulent aujourd’hui », les premiers résultats étant « susceptibles de commencer à tomber peu après minuit, heure d’Europe centrale (CET) », tandis que les résultats dans les « États où la lutte est particulièrement serrée pourraient ne se préciser que plusieurs jours après le scrutin ». Il souligne que, selon les derniers sondages, « les républicains semblent se diriger vers une défaite importante et pourraient perdre non seulement leur majorité à la Chambre des représentants, mais aussi le contrôle du Sénat ».
Concernant les répercussions sur les marchés, Liebke estime que la réaction du dollar dépendra de la composition finale du Congrès. « Si seule la Chambre des représentants change de majorité, le dollar subirait probablement aussi des pressions, mais dans une moindre mesure », écrit-il, tandis que « si les républicains conservent le contrôle des deux chambres, cela devrait au contraire soutenir le dollar ».
Durant la séance asiatique, la Banque de réserve d’Australie (RBA) a annoncé avoir relevé son taux directeur de 25 points de base, de 4,6 % à 4,85 %. « Compte tenu de la révision des perspectives d’inflation et de la persistance des risques haussiers, le conseil estime qu’un nouveau durcissement des conditions financières est nécessaire pour favoriser le retour de l’inflation à la cible », a indiqué la RBA dans son communiqué de politique monétaire. Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, la gouverneure de la RBA, Michele Bullock, a estimé que la meilleure approche consisterait probablement désormais à marquer une pause et à évaluer les prochaines données. Après avoir perdu près de 0,5 % lundi, l’AUD/USD reste sous pression en ce début de journée de mardi et s’échange à un plus bas de deux semaines, sous 0,7000.
Les cours du pétrole brut ont nettement reculé lundi, portés à la baisse par l’optimisme croissant quant à une solution diplomatique entre les États-Unis et l’Iran, après que le vice-président américain JD Vance a déclaré que Washington avait réalisé des « progrès » dans les pourparlers de paix indirects. Toutefois, l’annonce de frappes militaires américaines contre des cibles iraniennes dans le détroit d’Ormuz, à la suite de menaces de missiles sol-air visant des moyens américains, a fait craindre une possible escalade du conflit et entraîné une hausse des prix du pétrole en ce début de journée de mardi.
EUR/USD a pris de l’élan à la hausse durant la séance européenne de lundi et s’est rapproché de 1,1250 avant d’effacer une grande partie de ses gains journaliers lors de la séance américaine. En ce début de journée de mardi, la paire évolue sans direction sous 1,1200. Plusieurs responsables de la Banque centrale européenne (BCE) doivent prononcer des discours plus tard dans la journée.
GBP/USD a clôturé lundi une quatrième séance consécutive en hausse avant d’entrer dans une phase de consolidation près de 1,3400.
USD/JPY fluctue dans un canal étroit sous 158,00 après avoir progressé d’environ 0,2 % lundi.
NZD/USD n’a pas profité de la faiblesse généralisée du dollar lundi et a terminé la journée dans le rouge. En ce début de journée de mardi, la paire amorce une correction haussière et s’échange autour de 0,5630. Au début de la séance asiatique de mercredi, les acteurs du marché suivront de près les données sur l’emploi en Nouvelle-Zélande au troisième trimestre.
Après le net repli observé vers la fin de la semaine dernière, l’or (XAU/USD) a rebondi et gagné près de 2 % lundi. En ce début de journée de mardi, XAU/USD peine à prolonger son redressement et recule vers 3 900 $, accusant déjà une baisse d’environ 1 % sur la journée.
Les élections de mi-mandat aux États-Unis sont les élections fédérales organisées à mi-parcours du mandat présidentiel de quatre ans. Les électeurs choisissent les 435 membres de la Chambre des représentants, environ un tiers des sénateurs et, dans de nombreux États, les gouverneurs ainsi que d’autres responsables au niveau des États et des collectivités locales.
Le scrutin aura lieu le mardi 3 novembre 2026. La loi fédérale fixe sa date au mardi suivant le premier lundi de novembre. Le vote anticipé et le vote par correspondance sont déjà en cours dans de nombreux États.
Elles déterminent quel parti contrôlera chaque chambre du Congrès pendant les deux dernières années du mandat du président Donald Trump. Le parti majoritaire fixe le programme législatif, choisit les présidents des commissions et, au Sénat, contrôle la confirmation des nominations des juges et des hauts responsables.
Non. Le président est élu tous les quatre ans ; la prochaine élection présidentielle aura lieu en novembre 2028. Les élections de mi-mandat sont souvent considérées comme un référendum sur le parti du président en exercice, qui a historiquement tendance à perdre des sièges à la Chambre des représentants.
La plupart des analystes anticipent une réaction modeste et de courte durée du dollar américain plutôt qu’une tendance durable. Un Congrès divisé est largement considéré comme le scénario central et est déjà en partie intégré dans les cours. Les rendements des obligations du Trésor américain pourraient réagir plus nettement aux résultats. Les issues qui renforcent les anticipations de relance budgétaire ont tendance à faire monter les rendements et le dollar américain, tandis qu’un blocage politique limitant les nouvelles dépenses peut les faire baisser tous les deux. Les tensions politiques, telles que les bras de fer sur le financement de l’État fédéral ou le plafond de la dette, peuvent également soutenir brièvement le dollar en tant que valeur refuge. Sur un horizon de six à douze mois, la croissance et la politique de la Réserve fédérale comptent davantage que le scrutin.
Historiquement, les actions américaines ont affiché de faibles performances avant les élections de mi-mandat et de solides performances après celles-ci. Depuis 1950, le S&P 500 s’est inscrit en hausse douze mois après chaque élection de mi-mandat, soit 19 fois sur 19, avec un gain moyen d’environ 15 %. Les analystes attribuent cette tendance à la dissipation de l’incertitude une fois les résultats connus. Les performances passées ne garantissent pas les rendements futurs, et certains stratégistes soulignent que les valorisations élevées en 2026 pourraient mettre cette série à l’épreuve.
Les marchés ont souvent accueilli favorablement un partage du pouvoir entre les partis, car le blocage politique réduit la probabilité de changements majeurs en matière de fiscalité, de dépenses et de réglementation. Sous un président républicain, le S&P 500 a historiquement enregistré de bonnes performances au cours des années suivant des élections de mi-mandat ayant partagé le contrôle du Congrès entre les deux partis. Les risques tiennent aux échéances de financement, aux affrontements sur le plafond de la dette et aux enquêtes du Congrès, qui peuvent accroître la volatilité à court terme.