

L’indice du dollar américain a progressé de 0,74 % pour s’établir autour de 102,35 vendredi, après la publication du rapport sur l’emploi. L’EUR/USD a reculé de 0,77 %, à environ 1,1132, effaçant ses gains hebdomadaires, tandis que la paire GBP/USD a cédé près de 0,60 %, à 1,3371, après avoir approché 1,3463. L’USD/JPY a rebondi autour de 158,30 après avoir touché un plus bas en séance de 157,26, mettant fin à deux séances consécutives de baisse. L’USD/CAD a gagné 0,78 % pour atteindre environ 1,4120. L’AUD/USD est retombé à des niveaux inédits depuis fin mars, dans un contexte également marqué par un mouvement de vente sur les marchés actions, entraîné par les valeurs liées à l’IA, et par les indications prudentes de la RBA après sa cinquième hausse de taux d’intérêt de l’année.
L’or a reculé de près de 1 % vendredi, à 4 060 $, après avoir atteint 4 106 $ plus tôt dans la séance. Il est repassé sous les 4 100 $ à la suite de la publication d’un rapport sur l’emploi américain meilleur que prévu.
Le Bureau américain des statistiques du travail a annoncé la création de 165 000 emplois non agricoles en octobre, un chiffre supérieur aux 65 000 attendus. Le taux de chômage a diminué à 4,1 %, contre 4,2 % en septembre.
Les révisions à la hausse ont ajouté 84 000 emplois supplémentaires au total des deux mois précédents. Les créations d’emplois de septembre ont été révisées à 60 000, contre 29 000 initialement, tandis que celles d’août ont été relevées à 186 000, contre 133 000.
Les chiffres de l’emploi publiés simultanément au Canada ont dressé un tableau contrasté. Statistique Canada a fait état d’une baisse de 4 700 emplois en octobre et d’une hausse du taux de chômage à 6,7 %.
Après ces publications, l’outil CME FedWatch indiquait que les marchés intégraient une probabilité de près de 80 % d’une hausse de taux de 25 points de base de la Réserve fédérale en décembre, contre environ 70 % la veille.
La présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, Mary Daly, a salué le rapport sur l’emploi lors d’un entretien accordé à CNBC vendredi, le qualifiant de bonne nouvelle et affirmant que l’économie restait solide. Cette solidité « donne une marge de manœuvre pour mener à bien la lutte contre l’inflation », a-t-elle déclaré.
Le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, Alberto Musalem, a déclaré vendredi que « la population reste préoccupée par le niveau actuel de l’inflation ». Il a ajouté que les anticipations d’inflation demeuraient ancrées, distinguant les préoccupations concernant les prix actuels des attentes relatives à l’inflation future.
L’inflation dans la zone euro a atteint 4 % en octobre, selon ABN AMRO, qui attribue cette accélération récente à la conjonction de chocs sur l’énergie, l’alimentation et les goulets d’étranglement de l’approvisionnement, dont les effets sur les prix se transmettent par différents canaux et à des rythmes variables.
La banque s’attend à ce que l’inflation reste élevée jusqu’en 2027, l’accélération de l’inflation alimentaire et les tensions sur les prix en amont dans le secteur des biens compensant en partie le ralentissement de l’inflation énergétique. Elle estime que les revendications salariales et les anticipations d’inflation seront déterminantes pour savoir si ces chocs entraîneront des effets de second tour persistants.
Selon ABN AMRO, la détente du marché du travail et les taux d’intérêt élevés devraient maintenir les anticipations d’inflation ancrées, limitant le risque de voir se reproduire la dynamique inflationniste persistante observée en 2022–2023.